
L'étonnement est grand, lorsque l'on débarque pour le première fois dans l'île, de constater combien ces magnifiques côtes méditerranéennes insulaires ont pu être épargnées de l'urbanisation et du béton qui ont touché quasiment tous les autres rivages de cette partie du monde. Ici en Corse, cela n'a rien à voir avec la Côte d'Azur, la Costa Brava ou Les Baléares : seule une minorité de sites, comptés sur les doigts des deux mains, sont partiellement touchés par ces fléaux, alors que l'immense majorité des espaces naturels littoraux corses est constituée de plages relativement épargnées par les constructions permanentes, de bordures côtières non construites ou avec des constructions en général lègères et peu voyantes, et de multiples sites, non accessibles par la route, sauvages et désertiques même en plein coeur de l'été ! Si l'on peut se désoler de ce phénomène en pleine montagne corse, vidée par l'exode agro-pastorale, on ne peut que s'en réjouir pour son domaine maritime.
A quoi est donc dû ce miracle ? Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette "non-baléarisation" de la Corse, dont les deux premiers sont spécifiques à l'île.
Finalement, une caractéristique commune à tous ces rivages : les tours génoises édifiées au XVIème et XVIIème siècles, tout du long et à portée de vue les unes des autres, pour supporter la défense de ce littoral et prévenir les attaques des pirates barbaresques. Elles sont devenues le symbole de cette Corse, meurtrie par les invasions continuelles et perpétuellement sous occupation étrangère

Idéal pour boire un café en contemplant la statue de Napoléon Ier. Carrefour incontournable de Bastia, la place saint Nicolas héberge aussi l'office du tourisme, ainsi que de nombreux cafés.
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